Problème: Tu n'as pas mis de titre à ton article!

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Hey Les Gens!

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Politesse exige: Bienvenue.
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Je suis .
Puis aussi .
Maitenant je suis ici.

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C'est pas la première fois que j'écris une Fic'
Mais c'est la première fois que je m'essaie au Yaoi...!
Be Gentils.
Et Indulgents...!

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C'est donc une Fic' Y.A.O.I
Donc une Fic' où une relation amoureuse entre deux hommes
y est décrite.
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]Deux Hommes étant Bill & Tom au passage <.<[

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Donc pas la peine de préciser que:
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"Homophobe
Ecoute Moi
Sois Gentil
Et casse Toi"

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Donc comm's rageux et trucs du genre ~>Direct Décharge Publique! <3
Et si t'ayme pas le Y.A.O.I....BARRE TUA'H ù_u
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J'espère que j'ai rien zappé =x
Quoiqu'il en soit: ENJOY les Gens =)
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Memo Perso x_x

Personnes souhaitant être prévenues lorsqu'il y a la suite
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Problème: Tu n'as pas mis de titre à ton article!

# Posté le jeudi 24 mai 2007 16:55

Modifié le mardi 20 novembre 2007 12:17

x.INTRO.x

x.INTRO.x
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La Mémoire
C'est la fonction qui permet de capter, coder, conserver et restituer les stimulations et les informations que nous percevons. Elle met en jeu aussi bien les structures physiques que psychiques.
Il n'existe pas une, mais des mémoires. En effet, en première analyse, on peut distinguer la mémoire sensorielle, la mémoire à court terme et la mémoire à long terme.
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-Bip Bip Bip Bip Bip-

Des Bip. Des Bips incessants. Encore et toujours ces foutus Bips qui résonnaient dans mes oreilles.
D'où provenait ce bruit?
Je tournais la tête à gauche, puis à droite, en remarquant avec amusement que plus je bougeais, plus les Bips devenaient plus rapides et quelques peu irréguliers.
J'ouvris lentement les yeux, pour les refermer aussitôt. La blancheur de la pièce dans laquelle je me trouvais ne me permettait pas de les laisser ouverts plus de trois quarts de secondes.
Une sensation étrange m'envahissait et je me sentais...bizarre.
Oui. Bizarre.
Ou vide plutôt. Oui voilà. J'étais tout vide.
C'est un sentiment vraiment étrange que j'avais là.
Mes pensées étaient chaotiques. Mais surtout...
Surtout...
Je n'avais pas la sensation d'avoir existé un jour.
Vide d'existence.
Les seules informations qui parvenaient sur ce petit pays qu'est ma tête étaient simples:
Je suis un humain. De sexe masculin. Allongé sur un lit.
Rien d'autre.
Vide de données.
J'ouvris les yeux à nouveau. Je dus les cligner plusieurs fois avant de m'habituer à la forte luminosité de la pièce qui n'avait pourtant aucune fenêtre.
Je tournais la tête lentement sur le côté. Chacun de mes mouvements me demandaient un effort incroyable.

-Bip Bip Bibip Bip Bibip-

La machine qui émettait les Bips énervants était à quelques centimètres de moi.
J'aurais bien voulu l'éteindre. Si j'avais pu, je l'aurais fait.
Je fis glissais ma main droite le long de mon corps, en sentant de vives douleurs se réveiller à chaque mouvement.
J'avais l'impression étrange de me découvrir.
De naître à nouveau.
Pourtant une chose était sûre: j'étais déjà né.
C'est l'instinct qui me le disait. Rien d'autre.
J'entendis des bruits de pas qui semblaient provenir d'une pièce toute proche.
Ils se rapprochaient.
Une porte que je n'avais pas remarqué depuis mon réveil s'ouvrit avec pertes et fracas laissant apparaître une grande femme d'âge mûr aux cheveux grossièrement teints en blond.
Elle, je n'allais pas beaucoup l'aimer.
La femme balaya la pièce du regard et poussa un petit couinement de rongeur effrayé en me regardant.
Elle sortit de la pièce tout aussi précipitamment qu'en y rentrant et hurla des mots, incompréhensibles pour mes pauvres oreilles.
Environ deux minutes plus tard, une escouade de gens vêtues de blouses blanches débarquèrent dans la pièce où j'étais allongé en s'agitant autour de moi comme des dingues.
Je souris.
Cette scène m'amusait.
Bien que vide de sens.
La femme aux cheveux teints se jeta presque sur moi et me serra la main en me disant que tout allait bien se passer maintenant et qu'il fallait que je dorme un peu.
C'est une blague? Elle se fout de moi?
Je vais très bien!
Les cris d'une femme résonnaient depuis le couloir.

« LAISSEZ MOI LE VOIR! LAISSEZ MOI VOIR MON FILS! »

Je tournais paresseusement la tête vers la porte pour apercevoir une femme brune aux cheveux courts. Elle avait les larmes aux yeux et me regardait comme si j'étais la pluie après 40 jours de sécheresse.
Elle poussa l'horrible fausse blonde pour prendre sa place et serrer ma main jusqu'à en couper la circulation du sang.

« Oh mon Poussin! Mon petit Poussin! Si tu savais comme j'ai eu peur! »

Elle répétait cette phrase en boucle tandis que des larmes roulaient en abondance sur ses joues.
Je ne savais pas quoi faire, alors je ne bougeais pas, et ne disait rien.
Je ne l'avais jamais vu auparavant.
Je ne la connaissais pas.
Mais elle avait l'air de bien me connaître.
Je dégageais faiblement ma main de la sienne, sous son regard étonné. J'avais envie de lui demander qui elle était, mais le seul son qui s'échappait de ma bouche était un couinement étouffé semblable à celui d'un petit rongeur.
La femme eut un regard attendrissant et posa sa main libre sur ma joue, tout en la caressant doucement.

« Ne parle pas. Garde tes forces pour plus tard mon Poussin »

Je la regardait fixement en essayant de me souvenir où est ce que j'avais bien pu la voir auparavant.
Impossible.
Un homme en blanc posa sa main sur l'épaule de l'inconnue tout en lui disant qu'il n'était pas bon pour le patient d'être dérangé à son réveil.
Le patient...?
Son réveil...?
Je me redressais brusquement, arrachant un « Oh » de stupeur de la bouche de l'homme en blanc.
Une phrase, une seule, tournait en boucle dans mon esprit.

Qui suis-Je? Qui suis-Je? Qui suis-Je? Qui suis-Je?

L'inconnue attrapa à nouveau ma main, le visage blême. Je la repoussais sans ménagement.

« Bill...? »

Ce nom m'arracha un frisson d'angoisse.
Je m'en souvenais. Sans parvenir à mettre le doigt dessus.
Bill. Bill. Bill.
C'était si proche!
Et tellement loin...
Je regardais à nouveau la femme brune droit dans les yeux. Je déglutis et articulais lentement.

« C'est...C'est moi...? »

Une lueur de perplexité passant de le regard de la femme me poussa à réitérer ma question, apparemment incomprise de l'inconnue.

« Bill...Est-ce que c'est moi? »

Les yeux de la femme s'écarquillèrent. Elle se retourna vivement vers l'homme en blanc, qui avait l'air tout aussi surpris qu'elle.
L'inconnue harcela l'homme qu'elle appelait 'Docteur' de questions concernant l'état de 'Bill'.
Il pris des fiches posées sur la table, près de la machine à Bip, sans prendre la peine de répondre aux multiples questions de l'inconnue.
Il consulta ses feuilles en murmurant des « C'est pas possible! Ca n'était pas prévu! » en boucle.
Il se dirigea vers moi en me regardant comme une mère regarderait son fils après qu'il ait fait une grosse bêtise.
Il m'attrapa assez brusquement à l'épaule, m'arrachant un léger cri de douleur sous le regard effaré de l'inconnue.

« Tu t'appelles Comment? T'as quel âge? T'habites où? »

À chacune de ses questions, ma réponse était toujours la même.

« Je sais pas »

Il me libéra l'épaule en murmurant une série de « C'est pas normal. Pas normal du tout ».
Au fond de moi j'étais inquiet. Et je me sentis subitement très seul.
L'homme soupira assez bruyamment et regarda l'inconnue tristement.

« Madame...Je suis désolé...Nous n'avions pas prévu cela mais, il se pourrait que votre fils ait...perdu la mémoire »
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Vouala pour l'intro =)
C'bien?
J'continue?
J'continue pas?
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# Posté le jeudi 24 mai 2007 17:02

Modifié le jeudi 24 mai 2007 17:21

x.Tom.x

x.Tom.x
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.::Tom::.
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« Ne vous inquiétez pas. Votre frère va bien.
Nous avons seulement eut...quelques petites complications... »



Un frisson d'angoisse me parcourut l'échine.
C'était quoi cette phrase bidon?
Quel genre de complications?
Comment voulez vous que je ne m'inquiète pas espèce de débile?!
Gordon, mon beau-père, eut un mal fou à m'empêcher de foutre mon poing dans la gueule de ce toubib qui parlait en langage codé.
Je jetais un bref coup d'½il au badge accroché à la blouse blanche de ce charlatan.

Docteur Fergus Welmer

Je jetais un regard noir au dénommé Fergus.
Il fuyait notre regard, à Gordon et moi. Pas bon.
Il semblait stressé. Pas bon.
Il tripotait son stéthoscope nerveusement. Pas bon du tout.

Je me faisais violence pour ne pas lui gueuler à la tronche de me donner le numéro de cette putain de chambre de Bill.

Bill...

Trois mois. Ca faisait trois mois. Trois longs mois qu'on m'empêchait de voir mon frère, mon jumeau, ma moitié.
Trois mois que je ne l'avais pas entendu rire, parler, râler, blaguer chanter...
Trois mois que je ne l'avais pas vu sourire.
Trois moi que je ne l'avais pas vu.

Trois mois depuis l'accident.

« Hum...Tom c'est ça? »

Le toubib me regardait assez froidement, attendant visiblement une réponse de ma part.

« Ouais?
« Il faut que tu saches... »


Il semblait hésiter. Je pris ma meilleure tête de blasé, mais dans le fond, je redoutais la fin de sa phrase.
Il posa sa main sur mon épaule assez brusquement.

« Je pense pas que ce soit bon pour vous de voir votre frère »

L'envie de lui rétorquer un 'pourquoi?' sanglant à la tronche me démangeait mais il fallait que je garde mon calme.

Calme. Cool. Zen.

Il me regardait toujours. Il avait des yeux très bleus. Tellement bleus que c'en était fascinant.

« Laissez moi voir Bill »

Il me lâcha l'épaule et soupira. Il regarda en arrière et demanda comme une confirmation de la part de Gordon, qui acquiesça en silence.

« Suivez moi jeune homme »

Il m'agrippa à nouveau l'épaule et me poussa en direction d'un long couloir blanc puant la maladie et les medoc'.
On marchait rapidement en silence, croisant des infirmières débordées et des médecins pressés toutes les quatre secondes.
Fergus s'obstinait à rester dans un mutisme professionnel, mais je voyais bien qu'il lui démangeait les lèvres de me dire quelque chose.
Quelque chose que j'allais pas aimer.
On tourna sur la droite et atterrissait encore dans un long couloir blanc impersonnel, plus vide que le précédent.
Le toubib s'arrêta soudainement au beau milieu du couloir.
Il se retourna vers moi, plantant son regard océan dans le mien.

« Tu vas avoir mal tu sais? »

Je déglutit. Pourquoi? Pourquoi j'allais avoir mal.
Je sentis mon c½ur jouer de la batterie.
Je pris mon courage a deux mains et adoptais un ton qui se voulait sec.

« Pourquoi...Pourquoi j'aurais mal? »

Ma voix tremblait plus que prévu.
Je vis comme une lueur d'humanité dans les yeux du toubib.
Il me prit à nouveau par l'épaule et me fit avancer doucement.
Son comportement s'était modifié radicalement.
Il me parla d'une voix douce.

« Quand j'ai dis qu'il y avais eut des complications...je veux dire...que...enfin...tu vois... »

Non je vois pas.

« En fait...Il se pourrait que...
« Que?
« Que ton frère ne se souvienne pas de toi. »


Bam. La messe était dite.
Je n'étais pas sûr d'avoir correctement assimiler les paroles du toubib.

« Comment ça? »

Il lâcha mon épaule et redevint le médecin froid, sec et chiant d'il y a deux minutes.

« Il se pourrait que Bill soit...Amnésique en quelques sortes... »

Amnésique?
En quelques sortes?
Comment pouvait on être amnésique en quelques sortes?

« A son réveil, ta mère était présente. Il ne se souvenait plus d'elle. Ni même de qui il était lui. Peut-être que sa mémoire lui reviendra un jour...Espérons-le »

Je n'étais pas sûr de comprendre ce que me disait ce type. Sa bouche s'ouvrait et se fermait. Des sons en sortaient. Mais je ne parvenais pas à piger le sens de ces sons.
Ce type était bien en train de me dire ce que je pense?
Ce mec était il bien en train de m'annoncer que pour mon frère, ma moitié, mon monde, c'était comme si je n'avais jamais existé?
Impossible.
Je ne peux pas le croire.
Je refuse de le croire.
Et le célèbre lien si spécial qui unie deux jumeaux? Il est passé où quand on a besoin de lui celui-là?
Il ne peux pas m'avoir oublié.
Ou alors j'avais mal compris ce que me disait le dénommé Fergus.
Peut-être.
J'espère.

« C'est ici »

Nous nous trouvions devant une porte. Blanche. Avec un simple numéro à trois chiffre dessus. 452. C'est marrant. 31 numéros plus loin et ça donnait un chiffre moins impersonnel pour Bill.

Je posais la main sur la poignée de la porte, redoutait ce que j'allais trouver derrière.

« Il faut que tu l'aides Tom. Fais tout ce que tu peux pour qu'il se rappelle de ce qu'il a été. De ce qu'il est. »

Je ne me retournais pas. J'étais toujours face à la porte. J'entendis le médecin aux yeux bleus partir me laissant seul dans ce grand couloir vide.
Il allait même pas m'accompagner?

Je me foutait une claque mentale. Depuis quand je redoutais d'être dans la même pièce que Bill?
Je laissais passer une minute, puis deux, puis dix.
Je levais fébrilement la main et frappa trois coups timides à la porte.
Trois coups qui restèrent sans réponse.
Peut-être dormait il?
Je tournais la poignée doucement, comme si le temps était passé de 'Lecture' à 'Ralenti'.
J'entrais dans une pièce sombre, mais pourtant éclairée par la blancheur immaculée des murs et du plafond.
Et je le vis. Là. À quelques mètres de moi.
Il ne dormait pas. Il était assis. Son dos reposant contre deux oreillers moelleux.
Il avait le regard vague.
Il ne semblait pas avoir remarqué ma présence, ce qui, malgré moi, faisait monter la tension.
Je rentrais dans la pièce et fermait la porte derrière moi. Bill ne me voit toujours pas.
Je m'avance vers le lit, en souriant maladroitement. Bill ne me voit toujours pas.
Je tire la chaise collée au mur à moi. Bill ne me voit toujours pas.
Je m'assois sur la chaise, tout près de lui. Bill me voit, mais il ne me regarde pas.

Trois mois. Trois mois que je n'avais pas vu son visage.
Il me semblait tellement maigre. Tellement plus maigre qu'avant.
Je voulais qu'il me regarde.

Regarde moi. Regarde moi. Regarde moi s'il te plaît!

Il restait obstinément muet.
Je glissais lentement ma main dans la sienne. Je voulais qu'il réagisse.
Et il réagit.
Il tourna faiblement la tête vers moi, et son regard me blessa.
Ce n'était pas Bill.
Enfin si.
Physiquement, c'était lui.
Mais j'étais face à un inconnu.
Ça fait mal.
J'avais la mauvaise impression d'avoir perdu mon frère.

« B.Bill...Ca va? »

C'était certes, très con, mais c'était le seul truc que j'avais trouvé à dire.
Je resserrais ma main sur la sienne. Jamais je ne m'étais senti aussi stressé en parlant à mon propre frère.
Pendant une fraction de secondes, je croisais son regard chocolaté, identique au mien. Il retira brusquement sa main de la mienne.

« Fous moi la paix »

Cette voix. Cette voix que je n'avais pas entendue depuis trois mois. Cette voix, qui me disait des choses tellement cruelles.
J'avais envie de pleurer.
C'est désespérant.

« Bill...Je...
« MAIS T'AS PAS COMPRIS OU QUOI? FOUS MOI LA PAIX! »


J'étais scié. Il avait hurlé. Il ne semblait pas en colère, mais triste. Il tremblait.

« Bill je veux juste...
« Dégage. »
« Bill...
« Dégage, j'te connais pas. »


C'était comme si j'avais reçu un coup de poing dans le ventre.
Il ne se souvenait plus de moi.
J'avais subitement envie de m'enfuir loin.
On bougeait pas. On restait immobiles. Je me sentais putain de con.
Je fais quoi maintenant?
J'me casse?
Je laisse tomber?
Ou je reste?
Et j'insiste?
Ouais.

« Tu...te rappelles pas...de...moi? »

De moi. Ton frère. Ta moitié. Ton univers. Bordel Bill! Toi qui me disait ne pas pouvoir vivre sans moi!
Il sembla se recroqueviller. Mon c½ur se serra.
Encore une fois, j'insistais.

« C'est moi...C'est...T.Tom »

Ma voix tremblait. J'avais mal.
Et lui, il restait muet. Il gardait obstinément la tête baissée.
Bill tu me soûle. Dis quelque chose je t'en prie.

J'étais attentif au moindre de ses mouvement.
Je regardait avec appréhension sa petite lèvre inférieur trembler comme une feuille.
Il tourna timidement la tête vers moi. Je sais lire dans son regard. C'est comme ça. Et à, ses yeux me disaient clairement de partir.
J'allais céder. Je me levais et m'éloignais lentement du lit. Au moment où je posais la main sur la poignée de la porte, j'entendis une voix timide me demander:

« Tu...T'étais qui pour moi avant? »

Je me retournais et le regardait dans les yeux. Ces yeux qui ne me connaissaient pas.
Il s'intéressait à moi. Il voulait savoir qui j'étais. Alors il le saurait.

« J'étais Tout Bill. Tout »
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Je sais j'ai traîné <.<
Pardon.
Ceux qui m'connaissent savent que je met toujours trois plombes à poster <.<
Brwef.
Merci pour vos comm's ça me fait hyper plaisir! <3
Encore Sorry d'avoir traînée <.<
Baille Baille 8DD

# Posté le vendredi 01 juin 2007 09:14

Modifié le vendredi 01 juin 2007 09:30

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.::Bill::.
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« J'étais Tout Bill. Tout. »



Puis après ça il est sortit. Sans un mot.

Tout.

Ca veut dire quoi Tout? On est proches? On s'connaît?
Lui il avait l'air de savoir qui j'étais.
Lui aussi il m'appelait Bill.
Moi je l'aime pas Bill.
Et j'aime pas tous ces gens qui viennent le voir.

Et puis j'ai vraiment l'impression qu'ils me prennent pour un con.

Je laissais reposer ma tête contre ces oreillers si moelleux, et fermais les yeux, laissant ainsi passer les heures et les minutes.
Et sans que je ne m'en aperçoive, quand je rouvris les yeux, je Le vis, à mes côtés, toujours sur cette chaise, avec un énorme sourire niais collé au visage.
Son sourire s'élargit quand il vit que je m'éveillait.

Je trouvais vraiment qu'il avait une tête de con.

Comment il s'appelait déjà?
J'avais oublié.
Tant pis.
Il me fixait de ses grands yeux bruns. C'est marrant. J'ai les mêmes.
Je détournais le regard. Pas envie de le regarder. En ce moment même, il me soûle plus qu'autre chose.

J'ai pas envie de savoir qui il est.

Je sentais qu'il allait encore me faire chier avec ses « Tu te rappelles de moi? », alors j'enfonçais ma tête plus profondément dans les oreillers et m'apprêtait à ignorer complètement ce qu'il allait me dire.

« Tu te rappelles de Po et Froutty? »

Pardon?
Froutty et...Quoi?
Son sourire -toujours aussi niais- s'agrandit quand il lut l'incompréhension sur mon visage.

« Po et Froutty! »

Répéta t'il en pensant sûrement que j'étais sourd.
C'était plus fort que moi: je ne pus m'empêcher de dire non d'un signe de tête.
Tout content de mon léger intérêt à ce qu'il racontait, il enchaîna.

« Po et Froutty ce sont tes plus vieux amis! »

Soit il était fou, soit je l'étais.
En voyant mon regard perplexe -et un peu énervé peut-être-, il se pencha et attrapa un sac plastique qui gisait à ses pieds en en sortit deux choses affreuses.
Un nounours brun miteux et un tigre orange carrément hideux.
Il les posa à côté de moi.
Se foutrait il de ma gueule?

Je fronçais les sourcils et me désintéressa totalement de sa personne et des deux peluches affreuses qui reposaient, immobiles, près de moi.
Et d'instinct, je savais que son grand sourire niais s'était évanouit.
Je regardais par la fenêtre par laquelle je ne voyais qu'un ciel gris et un espace vert peu chaleureux, en espérant que le perturbateur et ses deux amis poilus quitteraient bientôt cette pièce.
Je l'entendais juste respirer. Son souffle était de moins en moins régulier. Je posais à nouveau mon regard sur lui. Il avait la tête baissée, mais je voyais tout de même ses yeux devenir de plus en plus humides.

Bizarrement ça me faisait mal de le voir triste. Du coup j'étais triste aussi.

Je pris l'espèce de Nounours moche dans mes mains et caressa sa fourrure artificielle avec mon pouce. Mon geste fit relever la tête du dreadeux, qui esquissa un sourire.

« Lui c'est Po. Je sais pas pourquoi tu l'avais appelé comme ça mais...
« Tu parles trop. »


Oui il parlait trop. Arrête de me raconter ta vie. Ou la mienne. Peu importe.
Sa lèvre inférieur tremblait.
Ça y'est il allait encore chialer.
Je détournais encore une fois le regard.
C'était désagréable de le savoir mal. Bizarre. Étrange.

« Rappelle moi ton nom »

Parce que j'l'ai déjà oublié tu vois...

Il me regarda avec un sourire triste.
Quoi?
T'es déçu?

« Tom. Tom Kaulitz. Comme toi.
« Comme moi quoi?
« Kaulitz. Comme toi.
« Quoi Kaulitz comme moi?
« Ton nom. Bill Kaulitz
« On est de la même famille? »


Et il resta silencieux.
C'était la plus longue conversation que l'on avait réussit à avoir jusque là. Super. Un nouveau record d'établi.
Mais il a pas répondu à ma question. Je m'empressais donc de la réitérer.

« On est de la même famille?
« Ouais. »


Ah. Premières nouvelles.

« T'es mon frère Bill. »

J'essayais d'ignorer l'humidité soudaine qui apparaissait dans ses yeux chocolatés.
J'avais beau me creuser la tête, jamais il ne me semblait avoir vu son visage auparavant.
Mais pourtant j'avais un pressentiment un peu trop bizarre.
J'avais envie d'en savoir plus. Sur moi-même.
Mais en même temps non.
Si je lui demande de me raconter ma propre vie, me dira t'il toute la vérité?
Qu'est ce qui me prouve que ce Tom fait parti de ma famille?
Qu'est ce qui me prouve qu'il s'appelle Tom?
Je pris la décision de courir un risque.

« Parle moi...un peu... »

Parle moi un peu de Moi.
Et Hop! Un grand sourire fit son apparition sur ses lèvres rosées.
Le voir sourire m'apaisait. Et je ne pus m'empêcher de sourire légèrement à mon tour.
Il attrapa ma main. Je le laissais faire.

« Qu'est ce que tu veux savoir?
« Je sais pas.
« Ah...
« Raconte moi...
« ...
« Raconte moi ma vie comme si c'était une histoire
« C'est pas une belle histoire
« Pourquoi?
« Parce que j'suis pas sûr que ça se finisse bien Bill »


Je posais mon regard sur ma main dans la sienne.
Il avait de grands doigts. Un peu abîmés. Il devait être très manuel.
Ses doigts se resserrent sur les miens.

« Alors? »

Me dit il d'une voix un peu enrouée.

« Alors quoi?
« Tu veux quand même que je te raconte...un peu?
« Ben oui
« Bon... »


Il lâcha ma main et fouilla à nouveau dans son sac pour en ressortir un dessin d'enfant.
Après les peluches, le gribouillis.
Il me tendit la feuille avec un air mélancolique peint sur le visage.
Je la prit avec précautions. C'était un dessin vraiment fade.

« C'est toi qui la fait Bill, quand on était plus jeunes. On avait 7 ans je crois. »

En fait c'est plutôt réussi.
On voyait deux garçons dessinés maladroitement. L'un d'eux jouait de la guitare, l'autre semblait chanter. Je pense. Vu la petite note de musique au dessus de sa tête, il devait chanter.
Il y avait tellement de couleurs...
Tellement de vie

« Tu nous avais dessiné tous les deux »

Précisa le dreadeux.

« Toi tu chantes et moi je gratte »

Ajouta t'il avec un beau et grand sourire.

J'avais tellement cette impression de déjà vu.
Sans pouvoir parvenir à dire exactement ce qu'était ce déjà vu.
C'est tellement frustrant.
Je déteste ce sentiment.

« C'est là que tout a commencé Bill...
« Quand quoi a commencé?
« La musique.
« ...
« On est célèbre tu sais »


Il me semblait avoir raté le train en marche là.
Voyant mon incompréhension, Tom sourit à nouveau.

« Je préfère que ce soit Gustav qui te raconte tout ça.
« Qui?
« Gustav
« ...Hein? »


Et encore une fois, son sourire s'évanouit.

« Tu ne te rappelles pas non plus de Gustav. »

Non. C'était la première fois que j'entendais ce nom.
Mais bizarrement je m'imaginait une poule.
Je secouait donc négativement la tête.
Gustav n'est pas dans mon répertoire.
Tout comme aucun de vous.

Un silence. Un blanc.
Aucun d'entre nous ne parlait.
Lui il semblait gêné. Il ne me regardait que rarement dans les yeux.

« Bill...Je...Tu...Tu... »

Oui? Tu, je, je?

« Tu...si le doc' est okay tu veux que je reste ici avec toi cette nuit?
« Non »


Ma réponse était certes un peu sèche.
Il se leva. Et je l'entendis pourtant chuchoter:

« Avant tu ne voulais jamais passer une nuit sans moi »

Et avant qu'il ne quitte la pièce, il ajouta:

« Je passerais avec Gus' demain...et peut être Georg s'il est Okay »

Et même si je ne connaissais ces deux là ni d'Eve ni d'Adam, j'acquiesçais.
Bilan de la journée:

Bill me soûle.

Et je continuais de regarder le dessin et les peluches pendant longtemps. En passant mes doigts sur la fourrure synthétique des unes, et touchant du bout des doigts le dessin maladroit d'un jeune garçon à la guitare de l'autre.
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Problème:
Il s'passe pas grand chose dans ce chapitre et j'ai mis 3 ans à l'poster x_x
Vive moi --'
M'bon.
Dans toutes mes Fics j'ai remarqué que l'deuxième chapitre était toujours un peu plat...et que après ça commençait à démarrer x_x
Vive la vie.
'Fin Braif.
NE PARTEZ PAS EN COURANT KUA'H X')
Merci pour tous vos Comm's =)
Tous très sympathiques et encourageants =)
Vraiment. Merci <3

BAILLE BAILLE LES GENS 8DDD

Pix: Rien à voir avec la Fic'.
C'juste une photo prise par la trop grande photographe MUA'H [ XD ]
Lors d'un certain Dimanche Pluvieux où j'ai joué les groupies.
Shame On Me --'


Dich-Dich & Mich-Mich XD
Merci DeyDey XD

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Mon Enfant , Ma Moman et Ma Nièce...!
Quelle belle Famille nous formons =')
<3
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x.Bill.x

# Posté le lundi 25 juin 2007 15:41

Modifié le mardi 26 juin 2007 05:46

x.Gustav.x

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.::Gustav::.
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Détend toi, détend toi.
Détend toi!

Tout va bien se passer. Il n'y a aucun risque que cela tourne mal.
Tout va bien se passer.
Oui. Tout. Va. Bien. Se. Passer.

Coup de frein brusque. Je crus que mon c½ur allait sauter de ma poitrine pour aller faire un footing hors de la voiture dans laquelle nous étions.
Et si je frôlais la syncope à chaque virage, c'était pour une seule et bonne raison: Georg conduisait.
Non pas qu'il ne sache pas manipuler une voiture, loin de là!
Mais notre bassiste peut être très brutal lorsqu'il est au volant d'un de ces engins.

« Georg, je t'en prie, laisse moi conduire!
« Non! Y'a pas d'problèmes! Je gère! Tu vois bien »


Dit il juste avant de s'engager dans un rond point à plus de 85 km/h.
La seule solution qui s'imposait à moi telle une évidence était de rester sagement assis sur mon siège en priant pour que Georg réussisse à nous conduire, lui, la voiture te moi, en vie, jusqu'à l'hosto.
Tom m'avait appelé quelques heures auparavant pour me faire part de l'état dramatique dans lequel se trouvait notre chanteur.
Aussitôt qu'il me l'eut annoncé, je n'eut pas le temps de m'attrister bien longtemps, car il m'ordonnait déjà de récupérer certaines affaires personnelles de Bill.
Ne pouvant rien faire seul, j'avais appelé notre Yeti national à la rescousse en lui annonçant juste le réveil de la partie vocalises du groupe.
Tout en oubliant volontairement de lui préciser que Bill avait perdu la mémoire.
Cela aurait inquiété Georg plus qu'autre chose.
Je lui dévoilerais en temps voulu.
Nous sommes ensuite allés chez Kaulitz Mère pour récupérer les divers objets quémandés par Tom.
À savoir, des magazines où notre groupe était en première page, nos albums, une guitare, une boîte contenant je ne sais quoi et quelques sapes de Bill. Nous étions donc repartis chargés de tout ce bazar là, en direction de l'hôpital. Sans oublier que j'ai eu droit à moult questions/plaintes de Georg telles que:

« Pourquoi Bill a besoin de tout ça? »

Ou

« Tom est chiant! Il aurait pu le faire lui même! On a même pas bouffé avec ses conneries! »


Et autres subtilités du genre.



VLAN


Georg venait de s'engager à tout vitesse dans un grand boulevard, sous une volée d'injures de la part des autres automobilistes.

« Georg! Pitié! Ralentis! Tu conduis comme poulpe tétraplégique là! »

Il ignora ma remarque et continua de conduire comme un pilote de Formule 1 en sifflotant gaiement.
Et moi je m'accrochais à mon siège en essayant de survivre.
Je fermais les yeux et voyait toute ma vie défiler.

Maman je t'aime. Désolé pour les rosiers que j'ai massacré il y a 11 ans. Puis pour le chien du voisin que j'ai assommé et enterré dans le jardin. Puis aussi pardon d'avoir pris ta voiture sans ton autorisation et de l'avoir encastré dans le mur de la boulangerie et puis...


« Gustav, arrête de faire le con. On est arrivé.
« ...Ah! »


Effectivement, la voiture était arrêtée et Georg attendait une réaction civilisée de ma part.
Je sortais donc de la voiture et ouvrait le coffre pour prendre la grosse valise noire dans laquelle nous avions balancé toutes les affaires à prendre.
Je commençais à m'avancer, valise en main, vers le grand édifice blanc, suivit de près par un Georg blasé. Je déglutis.
Il ne fallait pas qu'il vienne voir Bill avec moi.
Pas aujourd'hui en tout cas.
Connaissant Georg il serait furieux d'apprendre que tout le monde, excepté lui, était au courant du cas de Bill.
Je m'arrêtais juste devant la grande porte principale de l'hôpital et me retournais vers le bassiste.

« Dis Georg...
« Quoi?
« Hum...J'ai faim. »


Blanc.

« Comment ça t'as faim?
« Ben j'ai la dalle quoi.
« Okay, et donc?
« Tu pourrais pas aller chercher à bouffer Steup'?
« Tu t'fous d'moi là? Va y toi même!
« Non j'peux pas, Tom va péter un câble si j'lui apporte pas sa valoche.
« Donne là moi alors!
« Ouais mais....Allez Georg sois sympa! »


Il va céder. J'en suis sûr. Il va céder.

« Okay. Mais t'as intérêt à pas t'plaindre de c'que j'vais te ramener »

Joie.
Miracle.
Noël.
Il a cédé!

J'essayais de cacher ma joie tout en le regardant rentrer dans sa voiture et redémarrer comme un fou furieux en quête de sensations.
Après avoir vérifié trois fois que Georg avait bel et bien quitté le parking, j'entrais dans le hall de l'hôpital en traînant ma grosse valise derrière moi.
Je me dirige vers la réceptionniste, assez jeune, qui dès que je lui eut adressé la parole, se mit à buguer du cerveau.

Oui je suis bien Gustav Schäfer. Oui je suis bien LE batteur de Tokio Hotel. Non je ne suis pas blessé/malade/à l'article de la mort. Non je n'ai pas non plus écrasé quelqu'un sur la route, Georg en revanche a déjà peut-être fait quelques morts. Oui je viens voir des proches. Oui vous allez me donner le numéro de la chambre de Monsieur Kaulitz. Oui c'est bien LE Bill Kaulitz de Tokio Hotel. Oui il chante très bien. Oui nous sommes géniaux, nous le savons. Un autographe? Bien évidemment Mademoiselle.
Oui, de rien, c'est cela, au revoir.


Après une conversation forcée d'une demi-heure avec la jolie réceptionniste de l'hôpital, je me dirigeais vers la chambre indiquée par la jeune femme, toujours en tirant la grosse valise noire derrière moi, rayant le sol immaculé du bâtiment.

Chambre 440...445...449...450....Ah! 452!

Voilà. La chambre 452, où Bill était resté enfermé plus de 3 mois était devant moi.
Bill était derrière cette porte. Bel et bien éveillé, mais sans aucun souvenir.
Je tendais timidement la main vers la porte.
J'appréhendais les instants qui allaient suivre.

Tap-Tap-Tap

Trois coups timides contre la porte.
Aucune réponse.
En un sens ça ne m'étonne pas.
Allez. À je compte jusqu'à trois et j'entre.

1...2...et...2.5...2.95...eeeet...Trooouuas...ET 4...5...6...

Après avoir compté jusqu'à 27 sans pour autant être rentré dans la pièce, je commençais à débattre mentalement sur le fait si je devais rentrer ou attendre ici comme un brave couillon et faire tapisserie.
La solution 1 m'angoissait, mais m'enchantait plus que de voir office de décoration aux couloirs sinistres de l'hôpital.
J'entrais donc comme un bourrin dans la pièce, en abîmant à moitié les murs blancs avec a grosse valise.

À ma grande surprise je vis...ben rien justement.
La pièce était complètement vide. Le grand lit blanc dans lequel Bill devait dormir était défait et sans son propriétaire.
Je me mis à scanner la pièce du regard à la recherche d'une petite tête brune avec les cheveux en bataille.

Niet. Que dalle. Personne. Le néant.

Toujours sans lâcher ma grosse valise-je ne voudrais surtout pas la perdre- je m'engouffrais dans la petite chambre d'hôpital, et commençait à me demander si je ne m'étais pas trompé de chambre.

« Vous êtes là pour Monsieur Kaulitz? »

Je sursautais à l'entente de la voix féminine qui m'interpellait.
Une jeune femme d'une vingtaine d'années vêtue d'une blouse blanche -donc on va dire une infirmière- entrait dans la pièce et déposa un plateau repas sur la table de chevet de 'Monsieur Kaulitz'.

« Vous êtes de la famille? »

Questionna t'elle en enlevant les draps du lit.

« En général, les patients sont en examen à cette heure-ci »

Poursuivit elle en mettant des draps propres.

« Monsieur Kaulitz devrait être ramené dans sa chambre dans...environ une demi-heure »

Fit elle en jetant un coup d'½il à une horloge accrochée au mur.
Elle esquissa un léger sourire en me regardant.

« Vous êtes venus apporter des affaires personnelles à Monsieur Kaulitz? »

Dit elle en désignant la grosse valise noire que je tenais tellement fermement, que mes phalanges étaient complètement blanches.

Voyant que je ne répondais pas, elle commença à froncer les sourcils, perplexe.

« Vous...heu...Vous...parlez? »


Je ris un peu.

« Oui excusez moi, j'étais...heu...je...enfin...Pardon. »

Hum. Clair comme phrase. Félicitations Gustav.

« Hum. En fait je vais l'attendre ici.
« Oui, oui, pas de problème, vous pouvez ranger ses affaires dans l'armoire derrière si vous le voulez
« Heu...Oui, merci hum... »


Je tendis légèrement la tête vers le badge accroché à sa veste pour voir son nom.

« Merci....Heu Miranda »

Elle eut un sourire gêné.

« Je ne..Hum...m'appelle pas Miranda, mon badge n'est pas près, alors on m'a donné celui d'une ancienne infirmière...Moi c'est Mélina.
« Ah...Heu, m'enfin Mélina-Miranda, c'est presque pareil »


Elle sourit en me regardant bizarrement et sortit de la pièce en un 'au revoir' gêné.

Putain mais quel con je fais.

Blasé, j'allais ranger les sapes de Bill dans l'armoire prévue à cet effet.
Et Hop! Dans l'placard les T-Shirts, ceintures, et pantalons moule-bite de Bill.
Je sortis le nez de l'armoire et me retourna pour tomber nez à nez avec la personne que j'étais venu voir: Bill.

Je ne parlais déjà pas beaucoup en temps normal, là, c'était comme si on avait mis le mode 'parole' sur 'pause'.
Bill était si maigre, si pâle. Pas maquillé, en tenue d'hôpital. C'était tellement étrange de le voir comme ça.
Bien sûr je l'avais vu de nombreuses fois dans un état pas possible.
Qui au sein du groupe n'avait jamais vu le chanteur sortir de sa chambre le matin avec une tronche de rescapé du Kosovo?
Mais là, ce n'était pas le matin.

Bill me scannait du regard, en regardant chaque partie de mon anatomie avec attention, sans jamais me regarder dans les yeux pourtant.
Sans que je ne m'y attende, il tourna les talons et partit s'allonger sur son lit tranquillement.

J'avais presque oublié qu'il ne se souvenait pas de moi. Étrangement, je ne me sentais pas bouleversé.

Perplexe, je m'avançais vers lui. Son regard était maintenant accroché au mur, et rien ne semblait pouvoir l'en désintéresser.

« Je...Heu je t'ai apporté des affaires...dans le...hem...l'armoire »

Le silence fut ma seule réponse.
Je cherchais mentalement quelque chose à dire qui pourrait le faire réagir.

« Il va pas te répondre il est borné! C'est bien un truc qui n'a pas changé ça!
« Tom! »


Je regardais le guitariste entrer, un pot de Nutella à la main.
Mon regard beuguait malgré moi sur le pot de Nutella.

« Il a pas ouvert la bouche depuis ce matin »

Déclara Tom en désignant son frère du menton.
Bien que le dreadé adoptait une attitude froide et désinvolte, je savais qu'il était rongé par l'inquiétude.

« T'as apporté tout c'que je t'ai demandé?
« Ouais...C'est dans l'armoire.
« Hm »


Il se dirigea à grands pas vers le placards dans lequel j'avais tout balancé en vrac et le fouilla pendant quelques instants.
J'en profitais pour poser mon regard sur Bill qui serrait les poings si fort qu'on aurait pu croire que ses doigts pouvaient se briser à tout instant.

Tom revint quelques instants après avec une pile de magazines et les jeta -assez violemment- sur le lit, faisant sursauter Bill.

« Tu vois Bill, t'as beau faire ta tête de mule et te murer dans ton silence de merde, ça va pas nous empêcher de te raconter ton histoire! Ta vie! La tienne! A toi! »

Tom avait presque hurlé ses paroles.
Et j'avais l'impression qu'il mettait un 'nous' là où il y avait un 'je'.

« Parce que TON histoire c'est aussi la NOTRE tu vois! »

Je ne bronchais pas. Tom pouvait s'énerver contre tout et n'importe quoi. Contre n'importe qui. Mais il ne s'énervait jamais vraiment contre Bill.
Tom s'assit sur le lit près de son jumeau et lui attrapa doucement l'épaule.

« Que tu ne te rappelles pas de qui tu es...de qui nous sommes c'est une chose mais...mais »

La colère avait quitté sa voix et avait laissé place à une profonde tristesse que je n'avais jamais vu chez Tom.
Au fond ça me rendit tout de suite très triste.

« ...Mais...que tu ne veuilles pas te rappeler...même pas de moi...c'est...c'est... »

Tom laissa échapper une larme que je fis semblant de ne pas avoir vu.
Et Bill. Lui il ne bougeait pas.
Et pourtant, Dieu sait s'il devait se poser des questions. Car même s'il ne se souvenait plus de rien, Bill restait Bill.

Tom prit le pot de Nutella et le mit de force dans les mains de Bill.
Il ouvrit le pot et posa le couvercle sur la table de chevet.

« On va d'abord commencer par ça... »

Dit il avant de plonger son doigt dans le pot, et le lécher délicatement ensuite.

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Me revualaaa =]
Encore merci pour tous vos comm's =)
Mais j'en veux encore pluuuuus *____*
Hm xD
'Fin vuala, j'attends vos avis, vos réactions, vos critiques [ Bonne ou mauvaises =) ]
Thanks à tous =]

BAILLE BAILLE <33

# Posté le dimanche 08 juillet 2007 15:32

Modifié le lundi 09 juillet 2007 06:39